Bomayé, soit plus dur mon fils!

Le niveau de jeu actuel et potentiel de Bomayé a fait débat sur basketsession dernièrement. A moi d’y porter ma contribution à travers mon blog pour essayer de voir en quoi le pivot français pourrait progresser pour devenir un véritable joueur dominant.


Ali Traoré, on le sait tous, est un brave garçon. Il a même grâce à son blog, sauvé le sport français de la langue de bois et du conformisme, véhiculés par cet immonde football.

Sa bonne humeur et son humour sont un véritable régal pour les internautes de basketsession comme pour le vestiaire de l’ASVEL. Il est déjà un très bon basketteur qui pourrait en devenir un  très grand… tentons de voir comment.

Déjà très fort

Près de 15 points de moyenne (1er français, 14ème au général), près de 5 rebonds, en seulement 22 minutes. Ali, noircit plus souvent les feuilles de stats que les pages de son blog. Plus révélateur sur son impact statistique, il est le leader aux points et à l’évaluation par minute, ce qui en ferait le meilleur scoreur et la meilleure évaluation de l’hexagone si il jouait 10 minutes de plus, et comme le villeurbannais rate rarement la cuvette, il plante 65% de ses tentatives de shoot ! Bomayé est l’éclaircie dans la saison difficile de l’ASVEL où il a du compenser la perte du pivot Curtis Borchard. Il est d’ailleurs, tout naturellement, candidat a titre de MVP français de la saison. La lutte entre “The Fatal Blogger” et Dounia Issa, “The Tarentule from Vichy”, va valoir son pesant de cacahuètes.

Novice dans l’arène euroleaguienne, il a gardé son pantalon au sec quand il a fallu affronter les gladiateurs du continent. Il a mis la raclée a l’escouade des jeunes golgoths du jeu intérieur de Fenerbahce à l’aller (29 points, 13 rebonds, 34 d’éval). Il a joué yeux dans les yeux avec l’armada barcelonaise (19,5 pts, 6 rbs sur les deux matchs).

Pour sa première saison, il s’est ainsi classé comme le 10ème scoreur de la saison régulière de l’Euroleague et 13ème rebondeur. On aura aimé savoir s’il aurait pu continuer à aligner les perfs lors du Top16 mais malheureusement on connait la chanson de la gestion des fins de matchs des clubs français…

Impitoyable de régularité, il a inscrit au moins 10 points dans 22 de ses 25 matchs officiels (ProA, Euroleague, Coupe de France…), Ali est un véritable scoreur naturel, ce qui devient aussi rare que le thon rouge dans la méditerranée de la formation française.

Ali Traoré: la même classe que Steven Seagal, le Mawashi Geri en moins

Ali Traoré: la même classe que Steven Seagal, le Mawashi Geri en moins

S’il se montre adroit pour déployer ses 2m27 d’envergure pour planter des points, au niveau du rebond offensif par contre, on reste perplexe : moins d’un par match !

L’ASVEL qui comptait sur le double-double « made in ACB » de Borchard s’est retrouvé dans le méga-caca quand il a été déclaré out et, on ne peut pas dire que Campbell et Samnick aient brillé pour le remplacer dans le nettoyage du cercle…. Doit-on critiquer le soldat Traoré pour dédaigner le rebond offensif  ? Oui et non, car disons le tout net, le père Ali n’a rien d’un dirty player qui est prêt à casser une machoire adverse pour prendre un rebond. Malheureusement on n’a pas tous de l’ADN de Dennis Rodman en nous…

Le « black Ostrowski »

La principale force du français  est, on l’a souligné, sa capacité à marquer. On dirait dans le jargon du joueur intérieur qu’il a de  bonnes mains : main gauche, main droite, jeu dos au panier, hooks, feintes, tir fiable au poste… Ali est l’intérieur français le plus complet offensivement  vu en EDF depuis… 1996 ! L’année  de la 204ème et dernière sélection du légendaire Stéphane Ostrowski.

Bomayé est comme  la version 2.0 d’Ostro, le jeu de passe et la portée de tir en moins. Même surcapacités an attaque, même déficiences physiques et athlétiques, même tendance à privilégié le jeu en finesse plutôt que de défoncer les sternums adverses… il n’y a qu’au niveau de la coupe de cheveu qu’on remarque une petite différence mais c’est totalement anecdotique.

Pour durer et progresser, il devra sans doute, tel un Ostro ou un Luis Scola, apprendre l’art subtil des coups de pute  en douce. Ce supplément de rugosité et de vice lui permettrait de muscler une défense toujours suspecte et s’affirmer dans la prise de position au rebond. Comme potentiel MVP Français, il doit également se réveler comme le leader de Villeurbanne. Les Foirest et Jeanneau ne sont pas éternels et Ali qui est maintenant un joueur d’expérience est le plus à même de reprendre le flambeau.

La pièce manquante à l’Equipe de France ?

Ali a fait de très bons débuts en équipe de France, malgré un temps de jeu limité il a été très rentable (6.8 points de moyenne en 12.6 minutes) et son excellent passage contre la Lettonie, prouve qu’il peut débloquer certaines situation où l’EDF a un  besoin criant de points.

La France souffre depuis trop longtemps  d’un manque d’intérieurs capable de marquer régulièrement plus de 10 points. Les artistes ont déserté les raquettes pour faire place aux joueurs de devoir, besogneux et défensifs. Les intérieurs à vocation offensive ne se sont jamais imposés chez les bleus: Fred Weis (censé être dominant des deux cotés du terrain après sa belle saison avec Limoges en 98/99), Fabien Dubos, Wilhem Laure, Jerome Moiso, Claude Marquis… autant de déceptions et de flops catastrophiques. L’EDF a du s’appuyer essentiellement sur sa puissance de feu extérieure, ce qui a entrainé de sacrés problèmes quand aucuns joueurs n’étaient  foutu de rentrer un shoot à plus de trois mètres.

-"Tiens Ali, c'est vrai que tu serais super classe avec la coupe de G.I Joe d'Ostrowski!"

-"Tiens Ali, c'est vrai que tu serais super classe avec la coupe de G.I Joe d'Ostrowski!" - "Ce serait toujours mieux que ton look à la John Travolta, Tony!"

La superbe phase de qualification de Ronny Turiaf a laissé penser que la donne avait changé mais malgré des gros matchs contre la Russie et l’Allemagne, il n’a pas pesé sur toute la longueur du championnat d’Europe. Quand au cas Boris Diaw, il m’énerve tellement que je ne vais pas épiloguer dessus.

Le Mondial en Turquie laisse présager que Bomayé aura plus de responsabilités avec le forfait possible de Turiaf. Si Tony Parker sèche également la compétition, il y aura des tickets shoots à prendre…

Le villeurbannais, grâce à sa belle saison, doit prétendre à devenir autre chose qu’un joker offensif en équipe de France. En intégrant la dimension physique à son jeu, il pourrait devenir un pion essentiel de l’EDF. Le genre de gars dont on ne peut pas se passer lors des grandes compétitions… c’est tout ce qu’on lui souhaite.

24 heures dans la vie de Bobby Dixon

Vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête du plus contesté des meneurs du championnat de France ? Basketsession l’a fait pour vous!


10h45 : Bobby est réveillé par le téléphone. A l’autre bout de la ligne ,Vincent Collet, en colère,  lui signale qu’il a manqué le shooting du matin. Dixon s’excuse et se rend compte qu’une souris a mangé le fil de son réveil.

11h : Petit déjeuner. Le meneur villeurbannais fait tomber quatre fois de suite sa tartine du coté  beurre.

11h30 : Bobby Dixon part faire des courses au Carrefour situé à 15 minutes de chez lui. Il décide de faire un créneau entre deux voitures sur le parking, « çà passe, çà passe » s’exclame Bobby, très confiant.

11h40 : Constat avec les  propriétaires des véhicules. Finalement ce n’est pas passé.

12h : Bobby a du mal à se décider entre un shampoing pour cheveux gras et shampoing pour cheveux normaux.

13h30 : Finalement, l’américain ressort avec une tablette de Toblerone.

16h : Dixon, rentre finalement chez lui après s’être trompé de route, s’estimant plus efficace que le GPS pour driver son véhicule.

17h : Départ pour  l’entrainement à l’Astroballe. Debriefing vidéo de Vincent Collet sur le dernier match, perdu, de l’ASVEL. Le coach demande à Bobby, pourquoi il a tenté une passe vers Ali Traoré alors qu’il était marqué par trois défenseurs. « Çà passait, coach » justifie Dixon. Vincent Collet se met à soupirer.

Si vous étiez Bobby Dixon que feriez-vous? A) Je tente le grand écart B) J'essaye un grand pont sur mon adversaire direct C) J'envoie un alley-hoop à Aymeric Jeanneau

Si vous étiez Bobby Dixon que feriez-vous? A) Je tente le grand écart B) J'essaye un grand pont sur mon adversaire direct C) J'envoie un alley-hoop à Aymeric Jeanneau

17h30 : le coach expose un nouveau système à son équipe. Bobby Dixon écoute attentivement.

17h40 : Application du nouveau système. Bobby Dixon prend un shoot à 9 mètres après son premier dribble. Ficelle. « Çà rentrait coach, çà rentrait » explique-t-il. Vincent Collet prie le seigneur. Ali Traoré est hilare.

17h42 : A la suite d’une magnifique no-look pass de Bobby Dixon dans sa tête, Ali Traoré ne rigole plus du tout.

17h43 : Bobby Dixon est renvoyé sur le banc. Aymeric Jeanneau prend la relève pour appliquer le nouveau système.

18h30 : Match entre les titulaires et les remplaçants. Le meneur voit ici une occasion de se racheter.

18h35 : Dixon casse littéralement les chevilles de Jeanneau sur un cross-over supersonique. 3 semaines d’arrêt pour le meneur des bleus.

19h30 : Fin de l’entrainement. Douche. Le savon de Dixon lui glisse des mains, Ali Traoré glisse dessus aussi et se casse le coccyx. 3 mois d’arrêt.

20h30 : Bobby est rentré chez lui. Il appelle J.D Jackon pour lui demander s’il n’a pas besoin d’un meneur pour son équipe. Le coach manceau raccroche.

21h : l’américain reprend sa partie de Football Manager 2010. Son équipe du FC Barcelone est première de la Liga.

22h30 : Le FC Barcelone est relégué. Bobby Dixon part se coucher.

Le système de formation « Bonus-Malus »*

Véritable révolution dans la formation basketballistique  française, le système « Bonus-Malus » a pour objectif de récompenser et punir les centres de formation selon leur classement. Les grincements de dents s’entendent déjà à des kilomètres!


Ce système d’origine serbe, du professeur d’économie sportive de l’Université de Belgrade Goran Nitrosevic,  est utilisé depuis une cinquantaine d’année dans toutes les catégories de jeunes d’ex-Yougoslavie. Le principe, très simple, est de récompenser les meilleurs équipes d’un championnat (voyages gratuits, équipements, alcool, cigarettes)  et de punir les plus mauvaises (privations, torture mentale et physique, amputations).

La Yougoslavie, pays jadis faible sur la planète basket, est ainsi devenu une puissance de premier plan sur l’échiquier européen et mondial. Le système marchait tellement bien que certains coachs le pratiquaient même aux entrainements, entre joueurs, ce qui engendra une véritable épidémie de suicide et de maladie mentale parmi les jeunes. Aujourd’hui, le Bonus-Malus est réglementé et piloté par la Fédération, les punitions physiques ont disparu bien que la tradition semble toujours vivace dans les villages reculés serbes et croates.

Le système  Bonus-Malus est apparemment parvenu aux oreilles des dirigeants français qui cherchaient par tous les moyens à élever le niveau du championnat espoir. Yvan Mainini, Jean-Pierre de Vincenzi et René Legoff se sont mis d’accord pour l’appliquer au début de la saison 2010/2011. Le Bonus-Malus se fera sur l’aspect purement financier selon l’échelle suivante : les trois premiers  clubs du classement espoirs  toucheront respectivement 200.000, 100.000 et 50.000 Euros et les trois derniers se verront retirer ces sommes selon le même barême.

Les réactions ne se sont pas fait attendre de la part des coachs et des présidents de clubs, qui ont bien voulu parler sous le couvert de l’anonymat, ainsi le coach Jean-Denys Ch. fustige « une réforme fait à la va-vite », il pense également que « la formation c’est le lot du Centre Fédéral, de Cholet et du Mans et que je ne savais pas, sincèrement, qu’on était obligé d’en faire, d’ailleurs moi je ne recrute mes joueurs que grâce aux summer-league. Je me fiche bien de savoir si mes espoirs seront premiers ou derniers».

"Bozidar aimer le Bonus-Malus, c'est rigolo"

"Bozidar aimer le Bonus-Malus, c'est rigolo"

Même son de cloche chez Jérôme Ch., président « Nous nous n’avons pratiquement formé aucun joueurs pros, d’ailleurs on ne les garde pas. On était bien obligé de faire de la formation mais si maintenant on est tenu que les jeunes savent jouer au basket pour ne pas que notre budget soit plombé, on est vraiment dans la merde ! ».

Le coach  Jean-Luc M. va dans le même sens : «On ne  va pas prévoir à chaque fois un bonus ou un malus de 200 000 euros dans le budget ce n’est pas possible ! » et de préciser qu’ « il ne savait pas qu’il avait des espoirs dans son équipe. Je croyais que c’était des intérimaires que le club embauchait pour donner de la profondeur à l’entrainement. J’ai tellement d’américains dans mon équipe que je n’ai pas de place pour un jeune. Depuis l’affaire Gilbert Arenas, je n’ai d’ailleurs pas envie de les énerver pour des questions de temps de jeu ». Jean-Luc M. finira son speech en déclarant que « ce n’est pas en nous amputant de 200 000 Euros qu’on gagnera un jour l’Euroleague ! ».

Peu de gens s’en souvienne mais ce système a déjà été utilisé en France au début des années 90. C’était à l’arrivée de Bozidar Maljkovic à Limoges. Le grand coach serbe avait instauré le  Bonus-malus pendant deux semaines chez les espoirs limougeauds, à l’entrainement, pour les transformer disait-il en « vrai yougoslaves ». La méthode était concluante niveau résultat car ils avaient gagné leurs 2 premiers matchs par 50 points d’écart mais les dégâts physiques et mental avait détruit la moitié de l’équipe. Jimmy Vérove s’en était tiré miraculeusement avec seulement une entorse à chaque genou et 4 doigts fracturés. Le club, la ville et le ministre des sports avait fait pression sur Maljkovic pour qu’il arrête le massacre. Cà l’avait tellement énervé qu’il a torturé Franck Butter pendant 3 mois.

La mesure fait quand même quelques heureux comme Erman K. qui se frotte déjà les mains « Bien sûr qu’il va falloir s’adapter » annonce-t-il « mais j’ai déjà dit que les joueurs français ne s’entrainaient pas assez et là les jeunes vont avoir beaucoup de plus de pression de la part du club, des sponsors et du coach c’est-à-dire moi » Erman K. nous parle alors de son futur programme de présaison pour les espoirs :  trois semaines de stages chez les Paras, puis deux semaines d’entrainements intensif, 12 heures pas jour, sept jours sur sept . « Un euro est un euro » résume Erman K. « et c’est clair qu’en gagner 200.000,chaque année, permettrait de mettre un peu de  sauce blanche dans le kebab ».

Solution miracle pour la formation made in France ou vague de suicide imminente chez les jeunes basketteurs, le Bonus-Malus va faire, évidemment, parler de lui.

I wanna be like Nicolas De Virieu!

Le basket français est presque invisible en vidéo sur le net! Une aberration quand on connait la puissance télégénique de ce sport largement supérieure au foot et au rugby.

Le basket français, entre autres tares manifestes, n’a jamais été capable de fixer son  histoire en vidéo. Un véritable boulet dans l’ère de la toute puissance de l’image. Qui a pu voir des actions d’une légende du basket français comme Jacques Cachemire? Personne sans aucun doute, à part les heureux spectateurs de l’époque. Si les mix de basket américain foisonnent sur youtube ou dailymotion, il faut sacrement s’accrocher pour en trouver un de basketteurs de ProA! Quand à télécharger des vieux matchs de  championnat ou de l’EDF… good luck.

Des archives doivent pourtant exister qui pourissent dans les tiroirs de la Fédération, de France Télévision ou de Canal +, je crois qu’il y aurait des gens qui serait très content de pouvoir monter et diffuser ces images, afin de faire revivre les exploits des Dacoury, Bilba, Bonato, Rigaudeau, Sonko

Comment vous dites? La vie des hauts? Ah non désolé, moi je ne fais que 1m70.

Comment vous dites? La vie des hauts? Ah non désolé, moi je ne fais que 1m70.

La LNB a fait l’effort, il y a  2 ans de créer LNB TV, une plateforme de vidéos sur le championnat de France; malheureusement la qualité des images et du son ne sont pas au rendez-vous et le plus grave c’est que cette plateforme ne fait même pas partie intégrante du site de la LNB! Et le lien pour LNB TV est si mal placé que 7 personnes sur 10 ne doivent même pas l’apercevoir.

Le basket tricolore se distingue quand même par quelques initiatives: les vidéos et documentaires de Nicolas De Virieu, accessibles sur Dailymotion. La série d’émission “Vis mon match” du club de Poitiers (qui valent largement les docs marketés made in NBA) et enfin le montage ultra-pro des vidéos du site de l’ASVEL.

Bon ba moi je n’ai pas encore accès au parquet des basketteurs pros mais j’ai fait une petite vidéo sur un club amateur de Vendée, le LHVB des Herbiers, on contribue comme on peut! :P

LHVB saison 2008/2009



Libérez Léonard!

Christophe Léonard était un spectateur privilégié de la victoire des siens sur l’équipe de Dijon. Assis bien confortablement sur le banc choletais, il a enchainé son 6ème « Did Not Play » consécutif malgré le départ de l’américain Alex Barnett. Y’aurait-il un problème entre le prometteur Léonard et coach Kunter ?

Il n’y avait guère photo la semaine dernière entre Cholet et Dijon. D’un coté, on pouvait apprécier le basket collectif et solidaire made in Mauges et de l’autre, la mayonnaise dijonnaise avait un sale goût de Jamal Crawford. Fazekas, prodigieux contre Hyères-Toulon, était oublié en attaque et se faisait balader en défense, par les petits mais énergiques intérieurs choletais. Abdou M’Baye, ne semblait toujours pas s’être adapté à ses gourmands coéquipiers Marshall, Bradley et Bradford. Quand au vaillant Krulpaja, il se démenait comme à son habitude sans pour autant peser efficacement sur le jeu. Les Linehan, Marquis, Robinson et le prometteur Séraphin ont en profiter pour ramasser une 5ème victoire en 6 matchs, un des plus beaux débuts de saison de l’histoire de CB.

On attendait les débuts du jeune Christophe Léonard avec les pros pendant cette partie, l’américain Alex Barnett s’étant révélé dernièrement aussi utile sur le terrain que Psykokwak chez les pokémons. Mais, il a de nouveau rongé le frein sur le banc. Bizarre, quand on connait la philosophie de Kunter, qui privilégie une large rotation et que les autres choletais sur la feuille de match ont pu gambader au moins 10 minutes sur le parquet.

Ouuuinnnnn!!! Y'a un méchant turc qui est pas gentil avec moi!

Ouuuinnnnn!!! Y'a un méchant turc qui est pas gentil avec moi!

Je suis persuadé que « Sugar Ray » Léonard qui domine outrageusement cette saison le championnat espoir (4ème scoreur, 3ème % à 2 points, 3ème % à 3 points, 4ème à l’éval en seulement 26 minutes de moyenne!) peut apporter autant que les 1 d’ éval’ de moyenne en 5 matchs de Barnett. Erman Kunter ne semble pas de cet avis ou alors il a un plan. En effet, on peut se rappeler le début de la saison dernière où le coach turc avait lancé définitivement Rodrigue Beaubois dans le grain bain et que cette expérience avait été loin d’être concluante. Ce n’est qu’après l’arrivée de Kevin Braswell comme titulaire à la mène que Beaubois avait explosé en tant que 6ème homme.

L’expérimenté coach veut peut-être protéger son joueur en le laissant pour l’instant avec les espoirs. Ce n’est en effet que la 2ème saison de Léonard à Cholet, qui sortait tout juste du Centre Fédéral. La qualité et la réputation de la formation choletaise sont une machine à hype pour n’importe quel jeune potentiel. Erman Kunter, lui, n’est pas du genre a écouté les éructations orgasmiques des médias. Même Kevin Séraphin, que l’on sent prêt à tout casser dès qu’il pose un de ses larges petons sur le parquet ne joue que 11 minutes en moyenne cette saison.

Le problème pourrait avoir une autre explication : Kunter critiquait, dans une interview parue l’année dernière dans BasketNews, les joueurs français qui selon lui ne s’entrainait pas assez. Léonard serait-t-il puni pour cette raison ? Pourtant il n’a pas chômé cet été avec L’EDF junior, finissant meilleur marqueur et rebondeur d’une équipe classé 8éme au championnat du monde. Pas grand-chose à voir avec l’entrainement estival du Shaq qui dévalise des camions entiers de Donuts.

Je souhaite donc voir Christophe Léonard faire autre chose que passer les serviettes à ses petos de la meat (je parle dhjeune’s). Sa progression naturelle, voudrait qu’il s’inscrive dans la rotation de l’équipe avant la fin de la saison, Cholet n’étant pas particulièrement blindé au poste d’ailier. J’espère, en tout cas, que ce n’est pas une bête question d’incompréhension joueur/coach ou que Kunter a peur de lancer un nouveau jeune joueur dans une équipe qui, si elle marche bien en ce moment, a visiblement moins de talent que l’année dernière.

J’attends avec impatience la libération de Léonard.


L’Ariza va t-il faire monter la sauce?

Ailier fin et discret aux qualités athlétiques appréciables, Trevor Ariza semblait éternellement destiné à demeurer un excellent joueur de complément et la victime des blagues à 2 balles de Georges Eddy. Auteur d’un début de saison étonnant avec les Rockets (23.3 points à 52.4% à longue distance), Ariza va t-il confirmer cette surprenante montée en régime dans une équipe de Houston qui a grand besoin de scoring?

Ariza, le gars discret de chez discret

Ce bon Trevor n’a rien du basketteur NBA normal: il n’est pas anormalement bodybuildé, n’est pas couvert de tatouages jusque dans le slip et ne poste pas toutes ses conneries sur Youtube; u

Trevor Ariza fait un début de saison canon avec les Rockets

Trevor Ariza fait un début de saison canon avec les Rockets

n gars tout à fait normal quoi.

Son début de carrière est discret, drafté en 46ème choix de la draft 2004 après une seule année à UCLA. Il atterrit chez les gravos de New York où il s’invite 12 fois dans le 5 majeur dès sa saison rookie (5.9 points en 17 minutes de jeu). Les Knicks fait une saison catastrophique (33 victoires) mais Ariza semble s’être trouvé un rôle de défenseur et de dunkeur/dynamiteur qui lui va comme un gant. Sa bonne étoile semble veiller sur lui car il est transféré au cours de sa deuxième saison chez les Magic où, il devient un excellent 6ème homme lors de la saison 2006-2007. Remplaçant attitré de Grant Hill, ses chiffres grimpent sensiblement: 8.9 points, 4.4 rebonds à 53.9% aux tirs. On le voit bien s’installer durablement à MickeyLand. Las, le nouveau coach Stan Van Gundy n’a pas confiance en lui et son temps de jeu est divisé par deux. Pour la troisième fois en 4 ans il est transféré et il n’attérit pas dans n’importe quelle équipe mais chez les Lakers de Los Angeles où il passera de 3 ème rotation derrière Radmanovic et Walton à une place de titulaire en playoffs la saison suivante dans une équipe qui surfera vers le titre en disposant en finale de son ancien club les Magic.

Ariza, le gars qui s’est acheté un shoot

Signé cet été à la place de Ron Artest, parti aux Lakers, il a soulevé quelques questions sur sa capacité à suppléer les 17 points de moyenne de ce bon Ron-Ron. Des doutes légitimes car il n’a jamais été un grand scoreur.

Ariza a longtemps été handicapé par un shoot à ne pas mettre un Yannick Bokolo dehors. Ses chiffres à UCLA ont du faire pisser de terreur les scouts NBA (23.7% à 3pts et 50.4% aux LF). Etant un garçon intelligent, il n’a pas cherché à forcé le destin en arrivant chez les pros, son 9 sur 43 from downtown lors de ses 4 premières saisons en attestent. Sans doute vexé d’être abonné aux lancers de saucissons, Trevor s’est doté d’un shoot en passant chez les Lakers. Il a pu profiter des impasses faites sur lui en artillant correctement et miracle, les playoffs ont fait de lui un tireur d’élite (40 sur 84), qui a aidé les Angelinos à reconquérir le titre.

Ses débuts avec les texans on été de la même veine, Ariza n’hésitant pas à driver et à shooter en sortie de dribble. Efficace de loin, solide en défense, provoquant les fautes (5 lançers-francs en moyenne par match). Le duo inattendu Brooks/Ariza fait des étincelles pour suppléer le duo de superstar en argile Ming/McGrady.

Pourtant il est encore loin d’avoir convaincu du coté des fans de Houston, le blogger Red 94, attribuant son bon début de saison à des circonstances favorables et à de la chance. Ses faiblesses récurrentes dans la création, le jeu mi-distance et le post-up, atténuant les louanges de ses performances inattendues

Ariza va pourtant devoir continuer à évoluer à un haut-niveau pour aider les Rockets dont la saison ne va pas être de tout repos.

le bleuuuuggggg de la Tortue!

Ah Cà faisait longtemps que je voulais me mettre sérieusement à un blog basket mais vu que je suis un flemmard professionnel, j’ai toujours eu du mal à faire çà sérieusement!

Mon projet est donc de parler de basketball en général, quelque soit le championnat et le pays mais je sais que c’est parfois difficile de trouver des infos sur des championnats éloignés et qu’il toujours tentant de se focaliser sur le surmédiatisé championnat NBA. Je parlerais de NBA mais mon truc à moi ce n’est pas de tailler des pipes à des joueurs donc j’utiliserais peu les qualificatifs de “surhumain”, “génial”, “prodigieux” etc. sauf bien sûr si il faut parler de Laurent Sciarra ou de Gianmarco Pozzeco et oui il faut quand même avouer que eux, ils le méritent bien!!!

Tortuegéniale

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